en vie réelle en France : essai émulé à partir du SNDS
La chirurgie du cancer a connu une transformation avec l’essor de la chirurgie mini-invasive, notamment robot-assistée depuis la fin des années 1990. Cette technique, utilisant des robots comme le système Da Vinci®, permet une plus grande précision opératoire via une console pilotée par le chirurgien. Pour les chirurgiens, les avantages incluent confort, vision améliorée et précision accrue.Entre 2020 et 2022, les actes robotisés ont augmenté de 15,6 %, particulièrement en urologie et en chirurgie thoracique. Pour cette dernière, les indications concernent essentiellement les cancers du poumon. Bien que jugée réalisable et sûre, la supériorité clinique de la chirurgie robotisée reste débattue au regard des surcoûts importants, selon plusieurs méta-analyses.
Objectif principal
Comparer la sécurité de la chirurgie thoracique robot-assistée (RATS) à celle de la chirurgue vidéo-assistée (VATS) chez les patients opérés d’un cancer bronchique primitif en France entre juillet 2020 et juin 2024.
Objectifs secondaires
Les objectifs secondaires étaient de :
Une cohorte rétrospective nationale a été utilisée pour émuler l’essai cible qui aurait idéalement comparé RATS et VATS. Les critères d’éligibilité, les stratégies comparées, le début du suivi, les critères de jugement et la durée de suivi ont été définis a priori. Les patients ont été suivis depuis la chirurgie jusqu’au décès ou au 30 juin 2025. Un score de propension, construit à partir de covariables sélectionnées a priori à l’aide d’un DAG élaboré avec des experts cliniques, a été utilisé pour réaliser une pondération IPTW. Les données du SNDS de 2016 à 2025 ont été mobilisées afin d’évaluer les antécédents médicaux et d’assurer une observation complète.



